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5 questions à : Richard Raducanu, directeur du festival Jazz360

Richard RaducanuA 54 ans, Richard Raducanu, élu à Cénac, professeur des écoles et amateur de jazz, a choisi depuis longtemps d’être un « passeur culturel ». De cette volonté partagée avec des amis est né le festival Jazz360.

 

La première édition du festival jazz 360 a rencontré un succès certain avec 1400 visiteurs. Résulte-t-il, selon-vous, du positionnement particulier du festival ?

Oui, en partie, car le festival a attiré la curiosité des opérateurs culturels, des médias et notamment de la presse écrite régionale. Il a bénéficié d’une très bonne visibilité du fait d’une programmation de qualité autour d’une tête d’affiche internationale en la personne de Sylvain Luc et d’une communication multimédias. Sur la base de ce projet, le festival est labellisé Scènes d’Eté en Gironde par le Conseil général.... C’est un partenariat important pour le jeune festival que nous sommes.

Le fil conducteur de la deuxième édition du festival reste-t-il la création contemporaine jazz ?

Richard RaducanuOui, plus que jamais, en sachant que par création contemporaine on entend la production artistique qui se crée aujourd’hui, quel que soit le style, de l’exploration sans limite de Médéric Collignon au jazz vocal le plus classique avec Olga Mitroshina ou Florinda Piticchio. Autre axe majeur du projet : le partenariat avec les structures de formation jazz d’Aquitaine.

Pouvez-vous nous présenter les temps forts et les évolutions de cette deuxième édition ?

On retrouve, comme l’an passé, une programmation éclectique, exigeante avec la volonté d’équilibrer la participation de groupes régionaux et d’artistes connus à la renommée plus large. Parallèlement, apparaît cette année un «festival off». Nos allons donc nous attacher à franchir un cap en termes d’accueil du public avec des stands autour d’un pôle de restauration. Autre temps fort, la master class de Médéric Collignon comme l’an dernier et une table ronde sur la problématique de la diffusion du jazz en Aquitaine et sur la région de Bordeaux.

Cette édition est justement placée sous l’égide du cornettiste Médéric Collignon. Qu’est-ce qui a présidé à ce choix ?

Tout festival a besoin d’une tête d’affiche emblématique et par rapport au concept du festival, la musique de Collignon nous a semblé en phase avec notre projet en terme d’originalité et d’engagement artistique puisqu’il explore des voies expérimentales. On peut même penser que Jus de Bocse attirera un public différent du public jazz actuel. Cette formation croise les genres musicaux comme personne : rock, jazz, hip hop, fusion... Par ailleurs, Médéric Collignon a remporté les victoires du jazz en 2010 après celle de 2007 en tant que révélation instrumentale française.

Pour terminer une question difficile, mais à la quelle nous ne résistons pas : quel est le coup de coeur du directeur de jazz 360 ?

La question est difficile parce que chaque groupe programmé est un coup de cœur même si je porte un regard particulier sur Roger Biwandu. D’abord parce que Roger est un artiste très talentueux, ensuite parce qu’il revendique son enracinement à la rive droite et notamment aux Hauts de Garonne, Lormont, Cenon... et que je sais l’amour que porte Biwandu au ballon ovale.